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Seigneur de la Roche et de la Prugne (duché de
Bourgogne). Écartelées au 1 et 4 d'azur à la fasce d'or,
au 2 et 3 échiqueté d'argent et de sable à deux badelaires de gueules
brochant armées et virolées d'or. Une tête d'aigle d'azur becquée d'or et lampassée
de gueules. Né aux alentours de 1362, il est le fils du
chevalier Guillaume IV de la Prugne et de Radegonde de Guénant, veuve de Guy V
de la Trémoille. Orphelin très tôt, il est protégé par son tuteur et demi
frère, Guy VI de la Trémoille, échanson du duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Cette protection lui vaut d'être nommé chambellan
du duc en 1384, l'année même où il est fait chevalier. Le 30 novembre 1386, il
devient même chambellan du roi de France. De 1389 à 1390, il part pour le
"voyage de Prusse", une croisade aux cotés des chevaliers teutoniques très
courue par les jeunes chevaliers bourguignons de cette époque. Il y acquiert le
surnom de "Palamède" en référence à la vaillance du personnage de "Tristan en
prose", un des romans de la Table Ronde. Ce surnom ne le quittera plus et il va
même écarteler les armes de sa famille, les Pot (d'azur à la fasce d'or) avec
les armoiries imaginaires du héros (l'échiqueté d'argent). Ces armes partie
historique et partie romanesque vont se transmettre à sa descendance et sont
celles qu'on peut admirer sur le tombeau de son petit fils, Philippe Pot, exposé
au Louvre. Le 29 novembre 1392, il contracte à Vincennes un
second mariage ( le nom de sa première épouse n'est pas connu) avec Catherine d'Angoisselle
(Catarina d'Anguissola), dame de Compagnie de Valentine Visconti, venue avec
elle d'Italie lors du mariage de Valentine avec Louis 1er, duc d'Orléans. En 1396, il repart en croisade, cette fois aux
cotés du fils du duc de Bourgogne, Jean. C'est la terrible défaite de Nicopolis
qui vaudra à Jean son surnom de "sans peur". D'après la légende, Régnier Pot y
trouvera sa devise "à la belle", en référence à la Vierge Marie. A la mort du duc Philippe le Hardi, il passe au
service de son ancien compagnon d'arme, Jean sans peur. En 1408, il repart en
Hongrie, cette fois en tant qu'ambassadeur, pour négocier avec le roi Wenceslas
le mariage de sa nièce avec le duc de Brabant. Cette même année, il doit retirer
sa femme de l'hôtel d'Orléans : Jean sans peur vient d'assassiner son cousin
Orléans et la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs éclate. Il est négociateur du traité de Chartres, qui
tente une réconciliation entre les familles ennemies. Las, le traité est rompu
et, de 1411 à 1414, il repart en guerre dans le comté de Tonnerre et le
Dauphiné, entre avec l'armée bourguignonne dans Paris. Il n'est pas présent lors
de l'entrevue de Montereau (10 septembre 1419) qui verra le dauphin faire
assassiner le duc Jean sans peur, mais il se met au service du jeune Philippe le
bon. Pour ce dernier, comme pour le précédent duc, il alterne les mission
d'ambassadeur et de chef de guerre : 1423 : bataille de Cravant. 1424 : négociations du mariage entre le duc de
Bourgogne et Bonne d'Artois. 1426 : campagne de Hollande, puis nomination comme
conseiller du duc à Dijon. 1428 : traité avec les écorcheurs. En 1430, à l'occasion de son mariage avec Isabelle
de Portugal, Philippe le bon fonde l'ordre de la Toison d'Or. Régnier Pot y
trouve une place de choix ( second brevet de chevalier, après guillaume de
Vienne), mais il est gravement malade et ne pourra participer aux fêtes. Il
s'éteint finalement le 30 novembre 1432 et sera inhumé en l'église paroissiale
de la Roche. |
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