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peinture (2éme partie)


QUATRIÈME ÉTAPE : premières couleurs

Les parties en cuir (selle, ceinture …) sont peintes ensuite ainsi que le cheval : l’illustration de l’armorial me donne le ton général de sa robe. Je passe juste un « jus » d’une couleur approchante, pour avoir une idée de la teinte finale. Je peins aussi le dessous du caparaçon, toujours d’après mon dessin.



 


CINQUIÈME ÉTAPE : esquisse des armoiries

Il est alors temps de penser à la disposition des armoiries sur le caparaçon (la cotte du cavalier, plus petite, pose moins de problème ). Pour chaque chevalier, je fait une esquisse sur papier, à l‘échelle 1/1 : je peux ainsi me rendre compte des difficultés qui m’attendent. J’en profite également pour essayer de voir comment rendre certains détails des « meubles » des armoiries.

Une petite précision sur la disposition des armoiries sur le cheval : les armoiries, quand elles sont reproduites sur un écu (et donc dans un armorial ou un livre) sont les mêmes que le côté gauche du caparaçon. Pour obtenir le côté droit, il faut les reproduire « en miroir ».
De la sorte, les meubles « animaux » d‘armoiries regardent toujours vers l’avant du cheval (j’ai déjà vu une figurine peinte avec un lion dans le mauvais sens : on a l’impression que le chevalier veut fuir le combat !!).
Pour les armoiries complexes, comme celles du duc de Bourgogne, il vaut mieux faire un croquis. A ce sujet, épargnez-moi vos mails moqueurs : je sais que je me suis trompé en plaçant mes armoiries sur le caparaçon du duc. Je m’en suis rendu compte trop tard et j’ai eu la flemme de refaire tout un côté de ma figurine.

Ensuite, je commence à placer les armoiries sur la figurine. Si la disposition des meubles sur le fond est délicate, j’esquisse d’abord le meuble avec de la peinture en cassant la couleur du champ (par exemple j’utilise un jaune légèrement orangé pour un champ jaune). De la sorte, si jamais le premier jet n’est pas bon, les traces de peinture peuvent passer pour une ombre autour du meuble. Le crayon noir, que j’avais d’abord utilisé, s’est révélé ensuite impossible à gommer et apparaissait en transparence sur les couleurs claires.


 

SIXIÈME ÉTAPE : couleurs claires

Je place ensuite sur le fond du caparaçon et la cote du cavalier les couleurs claires (généralement jaune et blanc). Pour que mes couleurs soient le plus éclatantes possibles, il est préférable de peindre les couleurs claires en premier : ainsi, pour peindre un aigle jaune sur fond rouge, je peins d’abord le caparaçon en jaune avant de peindre les contours de l’aigle en rouge. Au contraire, pour un lion vert sur fond blanc, je commence par le fond blanc avant de peindre mon lion.

Le jaune est une couleur délicate : comme elle est peu couvrante, il vaut mieux passer deux couches diluées, vous éviterez les "pâtés". Certains jaunes sont facilement agressifs (comme le "jaune de cadmium") : n'hésitez pas à le casser avec une pointe de blanc ou à repasser du "jaune Sahara" très peu couvrant mais qui donne un ton beaucoup plus chaud.

Une fois ces couleurs claires posées, je passe les ombres dans les plis du caparaçon et de la cotte. J’ombre le blanc avec du « gris de Payne », parfois avec une pointe de « rouge de cadmium » et le jaune avec de la « terre de Sienne ».

Sur la photo, vous pouvez voir mon cavalier enfilé sur une tige de fil de fer, elle-même plantée dans un morceau de polystyrène. De la sorte, je peux manipuler mon cavalier sans abîmer la peinture non encore sèche.
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© 26/01/2010 email: toison.d.or@free.fr